Orange Street, petit billet « hommage »…

reggae français orange street

Orange Street – Shakin’Up – 2002

Orange Street est un groupe de reggae né en 1997 et auteur de 5 albums entre 2000 et 2007. Le groupe nous embarque tout droit au cœur de la Jamaïque pour une expérience musicale très appréciable qui nous emmène sur les traces du nyabinghi, du rhythm and blues, du mento, du ska, du rocksteady, du  reggae et bien d’autres… bref un groupe très complet et à découvrir absolument.

Orange Street, c’est l’histoire de 9 membres originaires du Val D’Oise, passionnés par la musique jamaïcaine d’une manière générale. La dénomination du groupe est un petit clin d’œil en hommage à une des rues les plus célèbres de Kingston, Orange Street, qui hébergeait entre autre, le label mythique Beverley’s de Leslie Kong, un des grands producteurs de reggae.

Rapidement, le groupe produit son premier album en 2000 le déjà très concluant, « Step’In », un ensemble de douze morceaux aux accents reggae, ska et rocktseady. Le groupe a enchainé un autre gros maxi en 2002, « Shakin’Up », avec 15 titres dans la continuité du précédent, un son qui ne déçoit pas, et au contraire tend à s’ajuster. Une qualité d’enregistrement vintage digne de Studio One et des Skatalites, qui s’affine et renforce la ressemblance avec les productions de nos homologues jamaïcains. Le groupe produit des instrumentales pures, enrichies d’instruments en tout genre (harmonica, trompette, percussions, saxophone, flûte traversière…). Un condensé de bonnes vibrations représentant un large panel d’influences musicales jamaïcaines.  Côté chant, le leader vocal nous gratifie de sa superbe voix bien puissante, bien souvent accompagné par des chœurs. Un détail de plus qui rapproche Orange Street des grands groupes jamaïcains. le groupe balance des messages d’amour, de paix et d’unité. Beaucoup de morceaux produits, donc beaucoup de textes écrits (en anglais), un vrai régal tant textuellement que musicalement !

Parmi les albums du groupe, le dernier, Pirates & Treasures sorti en 2007, est particulièrement intéressant et fait partie selon moi de la discographie idéale du reggae français. Ce double album enregistré sous le label « Patate Records » nous plonge dans une fresque de la musique jamaïcaine. En 24 morceaux, Orange Street nous offre une sorte de « story telling » de tous les styles de musique jamaïcaine dans un ordre assez chronologique, en partant du Nyabinghi jusqu’aux styles plus récents Dancehall et new root’s en passant par le mento, le ska, le rockseady ou encore le rhythm & blues, tout y est ! Le groupe s’essaie à tous les styles et souvent avec succès. Cependant même si certains morceaux sont moins concluants que d’autres, l’originalité de l’album prend le pas sur la déception d’un titre. En effet, plus qu’un album, c’est un moyen d’enrichir sa culture musicale, en frottant ses oreilles à des sonorités diverses et variées, on peut difficilement être entraîné par tous les morceaux en revanche, une écoute curieuse de chaque titre est enrichissante. J’avais particulièrement apprécié la big tune aux influences Boogie « Sweet Sandy », une chanson d’amour qui met en valeur la formidable du voix du chanteur, Little Ced. De plus, pour faire les choses biens, le groupe accompagne son album d’un petit livret qui décrit les différents styles musicaux sur une même page, l’initiative est très appréciable. Des morceaux sont en écoute sur le profil My Space d’Orange Street.

J’ai lu quelque part sur la toile que le dernier concert d’Orange Street datait de juillet 2012, le groupe serait-il encore d’actualité ? Peut-on espérer les retrouver pour un album… Ce serait une très bonne surprise. Par ailleurs, j’ai pu apprécié le groupe en concert, il y a quelques années du côté d’Orléans, et il n’y a pas à dire, ils envoient ! Une très belle prestation, bien dynamisée par la voix du chanteur et les instrumentales festives concoctées !  Pour le plaisir, je vais partager deux extraits de l’album Shak’In Up : « Rude Boy » et « Mr General », deux titres aux sonorités bien distinctes.

Orange Street – Rude Boy


Orange Street – « Mr General »

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Une réflexion sur “Orange Street, petit billet « hommage »…

  1. […] qui produisent avec un brillant succès, l’authenticité des sonorités jamaïcaines, d’Orange Street à The Soul […]

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