Review du mois : Desi Roots

artiste reggae jamaïcain, Desi Roots

Desi Roots – « Children In Exile » (1982)

Pour la seconde review, je vous propose de découvrir ou redécouvrir pour ceux qui connaissent déjà Desi Roots avec son album    « Children In Exile » datant de 1982.

Desmond Young, de son vrai nom, est à la fois auteur, compositeur et interprète. Il est né à Kingston et a commencé à chanter sur les bancs de son école au sein du groupe « Now Generation Band ». Dans la continuité des choses, il a assuré une partie des chœurs sur l’album « Reggae Thing » (1976) d’Inner Circle, (le groupe de Jacob Miller). A la fin des 70’s, Desi Roots a décidé de se lancer en carrière solo en gravant des morceaux géniaux tels que « Up Town Rebel » ou encore « Weedfields » pour Hawkeye Records, qui figurent sur son premier album. Ce dernier s’intitule « Doing It Right ».

chanteur reggae, Desi Roots

« Doing It Right »

Il a été enregistré en 1980 entre les studios Channel One et Harry J. Pour cet opus, l’artiste a fait appel à la crème des musiciens tels que Sly Dunbar (batterie), Robbie Shakespeare (basse), Willie Lindo (guitare), Dean Fraser (saxophone) ou encore Nambo Robinson (Trombone). Les musiciens concoctent ainsi un reggae roots léché teinté de cuivres pour accompagner Desi Roots. Les ingrédients entrent en fusion ! Les morceaux mettent parfaitement en lumière les multiples facettes de Desi Roots : voix, production et écriture. L’opus rassemble dix chefs d’œuvre comme : « Black Justice », « Go Deh Right », « Nature Boy » ou bien « He Ain’t Coming ».

 

Deux ans plus tard, Desi Roots récidive avec son deuxième et dernier album solo baptisé  « Children In Exile » toujours chez Hawkeye Records. Desi Roots repart en studio avec les mêmes musiciens pour 8 titres, tous aussi bons les uns que les autres. Cette fois, c’est au Dynamic Studio que se déroulent les sessions d’enregistrement. L’alchimie reprend immédiatement ! Le disque démarre sur des chapeaux de roue avec l’énorme titre éponyme. On savoure un reggae très épuré, un brin plus moderne que son prédécesseur, toujours accentué par des cuivres mais aussi par des sonorités plus électroniques comme le confirmeront par la suite les impeccables « Youth Attack », « Borrowing » ou « Skip Up ». Les musiciens nous gâtent avec « Changing » : un morceau de plus de 7 minutes sur lequel s’alternent chant et version dub dans l’harmonie la plus totale ! Desi Roots nous régale avec ses textes conscients et sincères qui résonnent à merveille sur des compositions tranchantes telles que « I Don’t Wanna Be Wrong » ou bien « Refused To Live In Hate ».

La discographie de Desi Roots s’arrête à ces deux albums fabuleux. En parallèle, il a mis ses cordes vocales au service de multiples chanteurs pour assurer les chœurs (Johnny Osbourne, Delroy Wilson, Freddie McGregor…). Depuis un peu plus de 2 décennies, Desmond Young a troqué son costume de chanteur pour celui de président de la « Jamaica Federation of Musicians ». Il s’agit d’une sorte d’association (ou de syndicat) qui a pour mission de promouvoir la musique jamaïcaine et de défendre les droits des artistes.

Je vous laisse avec 3 extraits du second opus : « Children in Exile », « Changing » et « Skin up ».
Big Up !

 

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