S’Kaya : inna digital style !

artiste reggae français S'Kaya

« Paris Ghetto Zoo » (Conscious Sounds)

Après moult singles, le toaster français S’Kaya a donné sa première claque au cours de l’année 2016 avec un album intitulé « Paris Ghetto Zoo ». Présentation…

S’Kaya est né dans la banlieue rouennaise en 1987. Dès l’adolescence, il commença à s’intéresser à la musique. Il a découvert le rap à 13 ans puis est tombé sous le charme du reggae 3 ans plus tard. Rapidement, il écrivit ses premiers textes et travailla avec des producteurs de reggae du monde entier. En 2012, il fit la connaissance de Dougie Wardrop, membre du groupe de dub britannique The Bush Chemists et fondateur du label Conscious Sounds. En 2013, S’Kaya a sorti deux très bons singles sur ce label, d’abord « Eyes Of Jah » puis « Police ». On a aussi pu le retrouver sur la compilation « The French Session » du canadien Dubmatix avec « African Brothers ». Bref, après des concerts un peu partout dans le monde et des singles en pagayes, le voici enfin avec sa première galette « Paris Ghetto Zoo » en collaboration avec Conscious Sounds.

L’album débute par une courte mise en bouche en mode deejay à la Joseph Cotton ou Yellowman sur une vibration frissonnante. Puis c’est l’heure de rentrer dans le vif du sujet ! S’Kaya et Conscious Sounds dévoilent un album showcase. Au programme, 18 morceaux se succèdent sur lesquels les versions toastées sont immédiatement suivies de leurs versions dub. Les riddims proposés par Conscious Sounds associent un reggae root’s traditionnel à des sonorités très modernes comme l’électro, le steppa avec le titre « Babylon » ou des effets 8 bits façon Jahtari avec le sublime « Eyes Of Jah ». Toutes les productions sont calibrées au millimètre pour que le phrasé de S’Kaya soit en parfaite harmonie. Tout comme les instrus qui l’accompagnent, le style de S’kaya respire l’atmosphère du toast jamaïcain des 80’s (Eakamouse, Barrington Levy,…) et la fraicheur instaurée par des artistes comme El Fata, YT, ou bien Charlie P. Les big tunes se succèdent à l’exemple de « Life Is Easier » ou « Problem ». A première écoute, les paroles peuvent paraitre un brin naïves mais elles mettent en lumière les puissantes aptitudes vocales du rouennais. Le flow de S’Kaya continue de s’envoler sur des titres militants tels que « Poorman Fashion », « Paris Ghetto Zoo » ou encore « Police ». Le disque se conclut par un nouveau hit : le planant « Africa ». Ce morceau est sublimé par quelques lignes de cuivres et la présence du chanteur Solomon James Browne, actif sur la scène reggae depuis environ 30 ans.

Au final, S’Kaya et Conscious Sounds livre une copie bien remplie. On se laisse facilement bercer par la voix endiablée du chanteur français ainsi que par la qualité des riddims et des versions dub. « Paris Ghetto Zoo » passe comme une lettre à la poste et devrait plaire aux amateurs de reggae digital. Vous pouvez retrouver tous les titres de l’album ainsi que toutes les sorties digitales du label sur la page Bandcamp officielle de Conscious Sounds. Je vous laisse avec le clip officiel de « Police » puis « Africa ».

Big Up !

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Une réflexion sur “S’Kaya : inna digital style !

  1. Sher février 7, 2017 à 12:29 Reply

    Il y a quelques-uns de leurs singles qui me sont familiers, mais je ne connais pas vraiment le groupe. Par exemple, à une époque j’écoutais le titre Eye Of Jah presque tous les jours, mais j’ai arrêté de le suivre.

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