Review du mois : The Gladiators

groupe reggae jamaIcain, The GladiatorsAujourd’hui, c’est une review pas comme les autres que je vous propose. Gallimore Sutherland, membre incontournable de The Gladiators nous a malheureusement quittés au cours du mois de janvier dernier. Cela vaut bien un petit flashback sur un groupe de reggae légendaire.

 

reggae jamaicain, presenting the gladiatorsAu même titre que les Wailers, Black Uhuru, Culture, The Ethiopians ou encore The Abyssinians, The Gladiators fait partie des piliers du reggae. Active depuis 1967, la formation réunissait à l’origine Albert Griffiths, Errol Grandison et David Webber. Rapidement, D. Webber a été contraint de quitter le groupe en raison d’une maladie grave. Il est remplacé par Clinton Fearon. En 1973, c’est au tour d’Errol Grandison de quitter le groupe. Ainsi, il céda sa place à un vieil ami d’Albert Griffiths : Gallimore Sutherland. Largement inspirés par la soul américaine, les 3 chanteurs ont élaboré une recette vocale unique et originale. Elle réside dans la manière de chanter et de poser les chœurs. En effet, les prestations vocales sont pensées comme un jeu de « questions-réponses » entre le lead et ses harmonies. C’est une caractéristique fondamentale de la musique de The Gladiators. Entre 1967 et 1976, The Gladiators a enregistré un grand nombre de hits pour le label Studio One en mode ska, rocksteady et early reggae tels que « Big Boo Boo Day », « Easy Squeeze », « Roots Natty Roots » ou bien encore « Jah Go Before Us ». Clément Coxsone a réuni certains de ces singles, très vite élevés au rang de classiques sur le disque « Presenting The Gladiators ». D’autres trésors enregistrés sur le label sont rassemblés sur l’album « Studio One Singles » publié en 2007.

 

premier album the Gladiators

« Trenchtown, Mix Up »

Très vite, leur musique s’est exportée hors des frontières pour atteindre et séduire les oreilles de Richard Branson, fondateur du label indépendant Virgin Records au début des 1970’s. C’est ainsi que la carrière des Gladiators prit une nouvelle dimension. Dès 1976, le groupe publia un premier chef d’œuvre, « Trenchtown Mix Up », considéré comme son véritable premier album. Cet album est tout simplement une succession de classiques. Certains morceaux de l’épopée Studio One ont été complètement réarrangés comme « Mix Up » (anciennement « Bongo Red ») ou « Hello Carol ». Le trio véhicule l’espoir, le respect ou la sincérité avec des bijoux comme « Bellyfull », « Chatty Chatty Mouth » ou encore « Know Yourself Mankind ».

2e album des Gladiators, "Proverbial Reggae"

« Proverbial Reggae »

Deux ans plus tard, The Gladiators et Virgin récidivaient avec le merveilleux « Proverbial Reggae ». Mon album préféré de la période Virgin ! Avec l’apport du synthé de Earl Lindo et le clavier d’Ansell Collins, les productions s’enrichissent pour un plus grand plaisir ! Le reggae root’s qui s’en dégage est électrifiant. Les trois voix raisonnent de manière juste et précise sur des compositions planantes. Cet album apporte une tonalité plus spirituelle avec de profonds messages rasta comme « Jah Works », « Dreadlocks Time Is Now » ou encore « Fly Away ». The Gladiators véhicule son lot de textes positifs et conscients avec les morceaux : « Marvel Not », « Stop Before You Go » « Stick A Bush » ou bien « The Best Thing In Life ». L’album se conclut par une relecture magique du « Reggae Got Soul » de Toots and The Maytals rebaptisée « Music Makers From Jamaica ». Ces deux premiers albums de l’épopée Virgin apparaissent comme incontournables ! La collaboration avec Virgin donna naissance à 3 bons crus supplémentaires : « Sweet So Till » (1979), « Naturality » (1979) et « Gladiators » (1980). Et, puisque une playlist vaut mieux qu’un article, voici une petite sélection des « Virgin Years » !

 

 

L’année 1982 fut très fertile pour The Gladiators avec 3 superbes albums : « Back To Roots » publié par le label français L’Escargot (existant aussi sous le nom de «  Babylon Street »), « Symbol Of Reality » (Nighthawk Records) et « Reggae To Bone » (Jam Rock). Pour l’anecdote, l’album « Back To Roots » vient d’être réédité par le label français Patate Records. Ils démontrent que la formation a su s’adapter aux différentes évolutions du reggae avec des arrangements plus complexes. Des pointes de dub et de rockers viennent alimenter le cocktail musical à l’image de « Rich Man », « Cuts » ou encore « Mister Groose ». Albert Griffiths s’essaie même au rub-a-dub avec des titres sympathiques comme « Ship With A Captain » ou « New Song ». En 1987, Clinton Fearon a décidé de quitter le groupe afin de se concentrer sur une carrière solo. D’ailleurs, son dernier album « This Morning » est sorti au cours de l’année 2016. Du côté des Gladiators, même si cette annonce sonne le glas du trio, Albert Griffiths et Gallimore Surtherland ont continué d’enregistrer et d’écumer les scènes ! En 2005, la tournée « Fathers and Sons » annonçait la passation entre Albert Griffiths et son fils Al. Malheureusement, cette collaboration ne dura pas et c’est le chanteur Drop Lion qui a repris le flambeau. Depuis 2014, un album de reprises des grands classiques par Drop Lion est même dans les bacs ! The Gladiators n’est pas prêt de s’arrêter de tourner en studio comme sur scène !

Pour couronner le tout : je vous laisse avec une petite playlist de 1982 et une vidéo officielle du groupe qui s’est produit au Reggae Sunsplash Festival en 1983, aux cotés du grand Gregory Isaacs ou encore Israel Vibration.

À écouter aussi:

album the gladiations, Naturality

« Naturality » (1979)

disque ladiators Reggae To Bone

« Reggae To Bone » (1982)

album the gladiators, Babylon Street

« Babylon Street » (1982)

Publicités

Tagué:

2 réflexions sur “Review du mois : The Gladiators

  1. Sher février 7, 2017 à 12:26 Reply

    Bonjour ! Ça me fait plaisir de découvrir ce blog consacré au reggae. Il faut dire qu’on n’en trouve pas beaucoup sur la Toile. Du coup, dès que je suis tombé sur celui-ci, j’ai voulu le visiter.

    J'aime

    • A.D février 7, 2017 à 6:15 Reply

      Bonjour Sher !
      Merci pour tes commentaires, et ravi que le blog te plaise, hésite pas à t’abonner aux publications 🙂

      One Love !
      Arnaud.

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :