Rencontre avec Devi Reed

chanteur reggae français, Devi Reed

Devi Reed – (crédit photo: Matthieu Borrego)

C’est par une belle journée ensoleillée que j’ai eu l’immense plaisir de m’entretenir avec Devi Reed au parc de Bercy. L’ex-chanteur des Banyans nous parle de son premier album solo intitulé « Essence Of Life ». Il est disponible depuis le 19 mai dernier.

 

La Vie Reggae (LVR): Bonjour Devi ! Tout d’abord, merci d’avoir accepté cette rencontre. Peux-tu commencer par une petite présentation ?

Devi (D): « Je suis né à Amsterdam ensuite je suis venu dans le sud de la France. Devi, c’est mon deuxième prénom. Reed signifie « Roseau » en anglais. C’est une plante qui me parle beaucoup car elle se plie mais ne se rompt jamais. Cela représente un peu l’équilibre dans la vie. Parfois, on doit se plier pour s’adapter aux choses mais sans jamais rompre pour garder notre dignité. Les Banyans, c’était un gros arbre. Maintenant je suis en solo alors c’est une petite plante. Cela a aussi ce symbole. »

 

LVR: Peux-tu nous parler de ton parcours musical ?

D: « J’ai toujours baigné dans la musique. Mon père m’a emmené voir les Wailers quand j’avais 6 ans. Puis, j’ai commencé la musique vers 12-13 ans. Au lycée, j’ai rencontré Jay. Ensemble, nous avons monté notre groupe : Les Banyans. En 10 ans de carrière, nous avons vécu plein de belles choses. Nous avons enregistré deux EP et deux albums qui ont été diffusés nationalement. On a fait des tournées dans toute l’Europe en participant à de gros événements ou en remplissant des belles salles comme le Zénith de Paris. Après toutes ces expériences, j’en suis là à sortir mon premier EP. Je souhaitais me lancer en solo depuis tout petit car je voulais exprimer des choses personnelles. »

 

LVR: Est-ce que cela signifie que l’aventure des Banyans s’arrête définitivement ?

D: « Oui nous avons officialisé l’arrêt du groupe il y a quelques semaines. Cela a mis du temps à se faire parce que ce n’est pas une décision légère. Pour nous, Les Banyans, c’était un projet très sérieux. Cela nous a fait un gros pincement au cœur. En 2016, après une grosse tournée pour défendre le deuxième disque (ndlr : « For Better Days » – février 2015), nous étions un peu épuisés. Nous avons tous commencé à cultiver d’autres projets dans nos jardins. J’ai pris l’initiative de me lancer en solo. Pour se concentrer sur nos projets respectifs, on a préféré arrêter Les Banyans. On ne peut pas mener plusieurs projets en même temps, sinon on risque de mal faire les choses. »

 

LVR: Dans quel registre musical t’inscris-tu désormais ?

D: « Je garde une grosse base de reggae mais je vais aussi sur du hip hop, de la soul, de la pop ou de l’électro. Le fait de chanter en français ouvre aussi une nouvelle couleur musicale. Même si je suis né aux Pays bas, c’est ma première langue. J’avais donc envie de chanter en français. Quand c’est pour exprimer des pensées plus intimistes et plus profondes, c’est mieux de revenir à sa langue natale. »

 

LVR: Comment est né cet album ?

D: « Je suis allé travailler avec Clem Tamal au Studio Davout à Paris. Au départ, on voulait faire un ou deux morceaux pour mettre à dispo deux singles sur le net afin de faire découvrir le nouvel univers. La collaboration s’est tellement bien passée qu’on a fait plus que deux morceaux. Quand je suis revenu à Toulouse, avec Jay (manageur, tourneur et ancien guitariste des Banyans), on s’est dit qu’il y avait suffisamment de morceaux pour faire un mini album de 7 titres. On a choisi les 7 qui nous semblaient les plus aboutis. »

 

LVR: Musicalement, comment a été composé cet album ?

D: « J’avais les compositions guitare-chant de la plupart des morceaux. Certaines instrus ont été finalisées par Tamal au Studio Davout comme « Quoi de Plus Beau » ou « Essence Of Life ». Je commençais à jouer Guitare-chant pendant que lui en bon beatmaker qu’il est, commençait à composer les instrus. D’autres compositions ont été faites sur Toulouse avec Clément, le batteur des Banyans, et Otam, un beatmaker de Toulouse. Nous sommes 3 en live (DJ, Batteur et moi-même au chant). Otam a par exemple composé le titre « L’Innocence ». L’album s’est fait par collaboration entre Paris et Toulouse. »

 

LVR: L’album s’appelle « Essence Of Life » : peux-tu nous expliquer ce titre ?

D: « L’essence de la vie, c’est cette énergie qui nous relie tous. Elle est présente en nous mais chacun la ressent de manière différente. C’est tout simplement : la vie. J’avais envie de réunir tout le monde autour de cette force. Puis, j’ai souhaité retourner à ma propre essence. Retrouver le petit Devi quand il était adolescent et qu’il écrivait en français. Il y a donc aussi un côté très intimiste sur ce projet. »

 

LVR: Peux-tu nous décrire la pochette de ton album ?

reggae français, Devi Reed

« Essence Of Life »

 

D: « La photo a été faite dans le désert de Bardenas, là où a été tourné le 1er clip « Quoi De Plus Beau » visible sur internet depuis quelques mois. Avec ce style épuré et le fait qu’il n’y a pas beaucoup d’infos dessus, cela renforce le côté intimiste pour inciter le public à rentrer dans mon univers. »

 

 

 

LVR: Quels sont tes projets à venir ?

D: « Je me lance à fond dans cette carrière solo. Je réfléchis déjà à un second disque. J’ai déjà beaucoup de compositions. J’invite les gens à venir nous voir en live car sur cet album, il n’y a que 7 morceaux mais en live on en joue au moins le double ! Cette année, je vais défendre à fond ce disque. Il y aura donc une tournée. Elle démarre à partir du mois de juin. Cet été, je serai sur quelques gros festivals (Zion Garden, Rototom, Sunsplash, et Reggae Sun Ska). A partir de l’année prochaine, je commencerai à dévoiler des titres qui seront présents sur le prochain album. »

 

LVR: Peut-on parler d’album expérimental ?

D: « Oui on peut le voir comme ça. Un « 7 titres », c’est un peu comme un échantillon de ce que je vais proposer. C’est une manière de montrer ce que j’aime faire et que je fais avec amour. On peut retrouver « L’Innocence » sur une base vraiment hip hop. Il y a « Quoi de plus beau » plus reggae, « Essence Of Life » plus électro ou encore le dernier en pur acoustique. En live, on pourra vite jauger la réaction du public en fonction des morceaux. On ira forcément plus sur ce chemin-là pour toucher un public assez large en jouant ce qu’on aime. »

 

LVR: Avant de conclure : Est-ce que tu as quelques choses à rajouter ?

D: « J’aime bien préciser que c’est auto-produit à 100%. C’est un énorme investissement pas uniquement financier. C’est aussi beaucoup d’énergie, de temps et de sacrifices. Dire que c’est auto-produit, c’est aussi un acte de résistance, car c’est vraiment compliqué quand on cherche à faire les choses bien. Il n’y a pas producteur derrière. On finance le tout avec les recettes de notre musique (essentiellement les concerts). »

 

LVR: Si tu partais sur une île déserte, quel titre emmènerais-tu avec toi ?

D: « Je prendrai « Forever Loving Jah » de Bob Marley. Il me file des frissons à chaque fois que je l’écoute ! C’est un peu mon hymne ! »

 

LVR: Si tu avais un message à adresser aux lecteurs, lequel serait-il ?

D: « Big up et merci de s’intéresser à la musique et au reggae ! Ça fait plaisir ! Les artistes ont besoin de cet échange avec le public. C’est toujours plein de love et de bonnes vibes. On se croise sur la roots ! »

 

« Essence Of Life » rassemble 7 excellents titres qui permettent d’apprécier l’univers musical très large et la plume de Devi. L’album est dans les bacs et en digital depuis le 19 mai dernier. Je vous laisse avec une version acoustique du titre « N’oublie Pas » filmée au Parc de Bercy. Vous pouvez aussi retrouver ses clips officiels sur sa chaîne officielle.

Encore un grand merci à Devi pour le temps qu’il a bien voulu me consacrer. Big Up aussi à Max d’iWelcom pour l’organisation !

 

 

Retrouvez Devi en concert:

17.06.2017 – Eynes (66) – La F’Estive
18.07.2017 – La Londes (83) – Festival des Oliviers
26.07.2017 – Puget sur Argens (83) – Le Mas des Escaravatiers (with Kymani Marley)
28.07.2017 – Toulouse (31) – Festival Toulouse d’Été
12.08.2017 – Saillagouse (66) – Festival Bouillon de Culture
15.08.2017 – Benicassim (ESP) – Rototom Sunsplash Festival
23.09.2017 – Muret (31) – Festival Pieta’Terre
D’autres dates à venir, suivez son actu par ici

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